Politique Présidence de l’UMP Les vérités de Fillon

Publié le par ump67circo4

François Fillon à la tribune, aux côtés de Philippe Richert. Photo DNA – Michel Frison

L’ancien Premier ministre, candidat à la présidence de l’UMP, est venu débattre hier avec les cadres, militants et sympathisants du mouvement à Strasbourg.

« Je n’ai pas d’adversaire dans ce combat », a précisé d’emblée François Fillon. « D’abord, il n’y a pas actuellement de président de l’UMP [le poste a été gelé pendant le quinquennat], ensuite, nous sommes, les uns et les autres, de la même famille politique ».

L’ancien Premier ministre, pendant tout son déplacement à Strasbourg, a joué l’apaisement dans cette bagarre pour la présidence qui l’oppose notamment à Jean-François Copé, qu’il n’a pas nommé.

« J’appelle au rassemblement », a-t-il expliqué devant les cadres de l’UMP dans l’après-midi ; « un rassemblement autour de l’UMP jusqu’au centre, et même jusqu’au centre gauche ! » A ses yeux, c’est une condition nécessaire « pour préparer l’alternance », mais aussi pour convaincre les Français des efforts à faire pour enrayer « le déclin de la France et de l’Europe ».

Devant plus de 300 personnes, en début de soirée, François Fillon a eu la dent dure pour le gouvernement de gauche, ses « vieux relents de lutte des classes », sa « passivité internationale », sa façon de « détruire tout ce que nous avons fait ».

Il a ironisé sur la « mise en scène grossière de la normalité de François Hollande ». « Quelqu’un qui passe l’essentiel de son temps à tenter de démontrer qu’il est normal, c’est qu’il n’est pas normal ! »

François Fillon, accompagné de ses anciens ministres Valérie Pecresse et Laurent Wauquiez et du député Eric Ciotti (Alpes-Maritimes), les a présentés comme le noyau de son équipe pour l’UMP. Il a détaillé ses idées pour un « mouvement fort » qui puisse entamer la « reconquête » du pouvoir.

Les « bonnes recettes » alsaciennes

« Ce qui nous a fait battre, c’est la crise ! », a-t-il estimé, plaidant pour « un message de vérité ». Par exemple, « il faudra accepter de travailler un peu plus, et de faire moins de dépenses publiques, pour investir dans l’avenir ».

En Alsace, a estimé François Fillon, il y a « des bonnes recettes pour faire gagner la droite et le centre ». Son ancien ministre Philippe Richert, président du conseil régional, lui a apporté son soutien et lui a confié 200 parrainages.

À la mi-journée, François Fillon avait déjeuné avec plusieurs dizaines de parlementaires UMP qui l’avaient accompagné et la plupart des parlementaires alsaciens du mouvement.

DNA par Jacques Fortier, publié le 31/08/2012 à 05:00
 
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