Strasbourg Au meeting du candidat UMP hier soir Sarko-mmunion au Rhénus

Publié le par ump67circo4

Quelque 6 000 personnes ont suivi la prestation de leur champion, Nicolas Sarkozy, hier au Wacken. Photo DNA - Cédric Joubert

D’abord grave, puis gaullien et enfin rassurant. Nicolas Sarkozy a enfilé, avec son talent de tribun, les différents costumes de l’homme providentiel. À chacune de ses impulsions, la salle était au diapason émotionnel. Séquence communion à l’UMP.

« Ni-co-las ! Ni-co-las ! Ni-co-las ! » Ils sont des milliers – dont « un grand nombre d’étudiants et de retraités », remarquera un militant à l’issue du meeting – à scander le prénom du président candidat, lorsque Philippe Richert, le ministre et président de région, lui cède son micro.

Il est 18 h 10. L’ambiance monte de quelques degrés et la musique saccadée de quelques décibels : Nicolas Sarkozy, déjà sur toutes les affiches qui tapissent le Rhénus, apparaît en mouvement sur tous les écrans en particulier les deux énormes murs d’images, de part et d’autre de la tribune. Impossible de le rater où que l’on se trouve dans la salle de sport.

« C’est un show, l’ambiance était géniale »

Très rapidement, le silence se fait. Et pour cause : c’est d’abord l’habit du chef d’État que revêt Nicolas Sarkozy : « Un assassin a voulu mettre la France à genoux en semant la haine et la terreur », déclare-t-il, avec gravité. « Il reste les larmes et la douleur des familles des victimes. Et ma pensée ce soir va d’abord vers elles », appuie-t-il, avec solennité. Le public, traumatisé par les événements de ces derniers jours, suit son leader dans la compassion. « On était dans le deuil à ce moment-là », confiera Mickaël, étudiant en technique de commercialisation. Venu de Colmar avec un copain de promo, Valentin, les deux jeunes gens bardés d’autocollants « La France forte » ont apprécié la performance de leur champion. « C’est un show, l’ambiance était géniale ! Il est monté progressivement au niveau du ton. Il a centré cela autour de l’Alsace et de l’Europe. Il a bien géré son meeting », analysent les deux garçons, qui ont pu « toucher sa main » et « son épaule », au moment des au revoir. Verdict : « Il était stressé, il transpirait, nous aussi d’ailleurs », s’amusent-ils, confortés dans l’idée qu’ils vont désormais s’engager plus en avant dans la campagne. Un regret cependant : « Il n’y avait plus de T-shirt… »

D’autres arborent fièrement le leur avec le sigle « Je clique ‘J’aime’, Les étudiants avec Sarkozy » : « La Marseillaise à la fin, j’ai trouvé ça émouvant, magique », explique Ségolène, parisienne, étudiante à l’École de management de Strasbourg (EM). À ses côtés, Julien, lui aussi de Paris et à l’EM comme un petit groupe autour de lui, a trouvé le discours « trop centré sur l’Alsace, l’Europe et l’agriculture ». En ce qui concerne le T-shirt, « on y avait droit si l’on se mettait devant… », révèlent-ils. Maxime est de ceux-là. Mais contrairement au message de son T-shirt, il n’est pas un supporter de Sarkozy. D’ailleurs, explique-t-il, sans rire : « Je ne sais pas pour qui je vais voter… » « Celui qui dira le moins de bêtises », résume sa voisine Salima, pour qui le président sortant tient la corde pour l’heure.

« C'était poignant ! », soulignent, pour leur part, Marie-Andrée, enseignante retraitée, et Philippe, ex-cadre bancaire. « Mon dernier meeting, c’était Giscard… Ici j’ai été surpris par la chaleur, la ferveur, l’engouement et l’enthousiasme », ajoute-t-il. Quant au discours : « Il y avait beaucoup de hauteur. C’était un vrai discours de président ! » Pour Mathieu, étudiant en biologie, « il a su faire jouer la fibre patriotique, tout en gardant une forme européanisée. C’est cette combinaison que j’apprécie chez lui ».

 

Article des DNA le 23/03/2012

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